14 - Les examens prescripts
14.3 - Les examens intra vasculaires ou intracardiaques

 

 

L'on range dans cette rubrique tous les examens qui nécessitent la ponction (ou piqûre) d'un vaisseau de gros calibre comme une artère ( de l'avant bras, du bras ou de la cuisse) ou une grosse veine de la racine de la cuisse. Ces examens comprennent :
les examens qui visent à étudier les artères du cœur ou coronaires ce qui à donné à ce type d'examen le nom de coronarographie. Une coronarographie nécessite de piquer dans une artère de l'avant bras, du bras ou de la cuisse selon les centres et les opérateurs. L'on introduit par le trou de la piqûre un cathéter qui est un tuyau creux muni d'un système anti reflux pour éviter que le sang ne sorte de l'artère par le trou de la piqûre ; qui mesure quelque centimètres et qui va rester dans la cuisse le temps de l'examen. Il permet en fait de faire entrer différents éléments dans la circulation artérielle sans avoir de saignement au niveau du point de ponction. Par ce cathéter, l'on introduit un guide un peu plus gros qu'un cheveu . Celui ci est poussé à contre courant jusque devant les artères coronaires ou il va se positionner. Ensuite l'on fait coulisser le long de ce guide un tuyau qui va aller successivement à l'embouchure des deux artères coronaires et qui va y injecter de l'iode. Ce produit va agir comme un colorant opaque aux rayons X. L'on va ainsi pouvoir radiographier et filmer les artères du cœur juste au prix d'une piqûre de la cuisse. Cet examen fut un progrès déterminant dans le diagnostic et le traitement des maladies des artères cardiaques et en particulier de l'infarctus. Dans certains cas cet examen est suivi d'une dilatation des artères du cœur quand celles ci sont rétrécies et que ce type de geste est réalisable cela s'appelle une angioplastie. Ce type d'examen est réalisé dans des centres très expérimentés avec un plateau technique spécialisé et des cardiologues habitués à ces procédures. Le cardiologue est assisté d'une équipe infirmière spécialisée et les conditions de l'examen sont très strictes. Il est évidemment indispensable d'indiquer une éventuelle allergie à l'iode (apparue par exemple lors d'un scanner,…) à l'équipe soignante avant l'examen car dans ce cas il faudra vous administrer certains médicaments indispensables au bon déroulement de l'examen. Au cours de l'injection d'iode vous pourrez ressentir des sensation de chaleur diffuse transitoire qui ne sont pas inquiétants. Il faut par contre signaler tout élément inhabituel au médecin au cours de la procédure ou dans les suites. Dans les suites de l'examen vous garderez un pansement compressif destiné à empêcher que le sang ne sorte par le point de ponction et vous devrez garder le lit ou éviter de solliciter la jambe durant 12 h. Il est possible que vous voyez une ecchymose apparaître dans les 24 premières heures. Il est de toute façon préférable de signaler tout élément nouveau survenant durant la semaine qui suit l'examen à votre médecin. Cet examen comporte des possibles effets secondaires dont il est souhaitable que vous soyez informé avant le geste médical, parlez en à votre médecin.
Certaines (rares) contre-indications existent, elles sont recherchées systématiquement au cours de l'interrogatoire collectant vos symptômes et vos antécédents, un examen clinique rigoureux et des examens biologiques renseignant notamment sur l'état d'hydratation de la fonction rénale.
Si vous êtes allergique à l'iode, il convient d'en avertir votre médecin. Dans ce cas, l'examen pourra être réalisé après une préparation particulière réduisant le risque de réaction allergique. Les médicaments anticoagulants oraux (antivitamines K) doivent être arrêtés avant la procédure, et relayés par des anticoagulants injectables.
L'examen s'effectue à jeun (sauf en cas d'urgence vitale), l'injection du produit iodé pouvant générer des sensations nauséeuses transitoires. Enfin, afin de diminuer le stress lié à l'examen, votre praticien peut, s'il le juge nécessaire, vous prescrire un anxiolytique le matin de l'intervention.
L'angiographie ventriculaire gauche ou droite. L'angiographie ventriculaire gauche représente l'opacification du ventricule gauche par l'intermédiaire du cathéter de coronarographie. Le cathéter va jusque dans le ventricule à contre courant et injecte de l'iode dans le ventricule. L'on voit donc alors la cavité ventriculaire gauche se remplir puis se vider puis se re remplir au fur et à mesure des contractions cardiaques. L'on peut ainsi voir si certaines régions du cœur se contractent (travaillent) moins bien que d'autres et calculer la fonction de pompe du cœur. Celle ci s'exprime en %. La normale étant de 60 %, on ne parle de dysfonction ventriculaire gauche, élément en faveur d'une insuffisance cardiaque qu'en dessous de 45%. L'on regarde également au cours de cet examen si le cœur est dilaté (gros). Cet examen est réalisé la plupart du temps au cours ou à la suite d'une coronarographie mais peut éventuellement être réalisé seul. L'angiographie ventriculaire droite est beaucoup plus rarement réalisée. C'est le même examen appliqué au ventricule droit ce qui nécessite non plus une ponction artérielle mais une ponction veineuse. Elle permet de mettre en évidence des arguments pour certaines maladies rares pouvant toucher le ventricule droit ou les deux ventricules.
le cathétérisme droit. Le cathétérisme droit correspond à mesurer les pressions existant avant la partie gauche du cœur (qui correspond en fait à la pompe cardiaque) dans le système pulmonaire et dans la partie droite du cœur. Pour ce faire l'on pique une grosse veine de la racine de la cuisse avec un cathéter. L'on monte ensuite un capteur de pression (ce n'est pas douloureux car à l'intérieur du corps il n'y à pas de terminaisons nerveuses sensible à la douleur dans les artères et les veines). Le long des grosses veines jusqu'à la partie droite du cœur. L'on passe ensuite dans l'artère pulmonaire et l'on va se positionner juste devant les capillaires qui à travers le poumon vont amener le sang à la partie gauche du cœur ( pour une vue anatomique cliquez ici !).Les pressions sont mesurées à chaque étape. Plus celles ci sont élevées plus cela traduit un dysfonctionnement de la pompe cardiaque située après et qui n'arrive pas à véhiculer l'ensemble du volume sanguin. C'est un examen important du suivi chez le patient souffrant d'insuffisance cardiaque mais qui du fait de son caractère invasif n'est pas réalisé souvent chez un même patient. Sa durée est de 30 minutes mais nécessite une certaine surveillance et de venir à jeun au centre hospitalier.


Ce texte est destiné à informer les patients et leurs proches sur la technique et le déroulement de certains examens cardio vasculaires. En aucun cas il ne doit remplacer l'information du médecin vis à vis du patient en particulier concernant les effets secondaires des différents examens, et/ou pousser le patient à réaliser tel ou tel acte médical.


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